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     la petite histoire du télémark    les bottes    les skis
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  Un peu d'histoire
 
  La petite histoire du télémark
 
 
 
 
  À l’origine, le ski était un moyen de transport utilisé notamment par les habitants de l’Europe nordique. Il y a plus de 4000 ans, les chasseurs préhistoriques utilisaient des patins de bois afin de se déplacer sur la neige. Le terme "ski" qui signifie "bûche" en norvégien semble avoir été utilisé dès l’invention de ce moyen de locomotion peu ordinaire. Or, la petite histoire va plus loin puisque certains historiens affirment que les migrants qui arrivèrent en Europe du Nord, à la fin de la dernière glaciation sont en fait les ancêtres des véritables inventeurs du ski. Ainsi, en remontant encore plus loin dans le temps, on découvre que les habitants de la Sibérie et de la Mongolie avaient déjà inventé des "patins à neige" qu’ils appelaient "suski".

Or, ce n’est qu’au XIXe siècle que le ski passe de moyen pratique de locomotion à activité sportive. Au fil des années, les Européens apprennent à apprivoiser ce tout nouveau sport. Telemark est une région de la Norvège où des courses de ski étaient organisées. C’est en 1868 que Sondre Norheim adaptera l’ancêtre du ski afin de se déplacer à partir d’une pente. Il inventera aussi une technique particulière de virage en descente. Les fixations, pièces importantes de l’équipement sont élaborées à partir de fines branches de saules tressées. Ces lanières enserrent alors tout le talon. La technique présentée par Norheim fut alors décrite comme un saut élégant et efficace permettant un virage sûr en gardant son équilibre. Très rapidement cette technique télémark gagne l’ensemble de l’Europe et fait aussi une percée aux Etats-Unis.

L’arrivée du ski alpin que nous connaissons aujourd’hui et du virage « Christiania » fait quelque peu ombrage au ski télémark qui perdra de sa popularité.

Or, un regain d’intérêt apparaît à la fin des années 70. De plus en plus d’adeptes de ce sport lié à un possible « retour aux sources » ou « retour à la nature » empruntent les pistes des centres dits alpins. On les reconnaît par leur allure majestueuse. Le télémark : une façon de skier « traditionnelle » norvégienne qui allie grâce, beauté et efficacité.

Le télémark est maintenant une discipline reconnue par la Fédération internationale de ski. Il semble que plus de 100 000 personnes pratiquent ce sport à travers le monde. Ces sportifs ont parfois l’allure rétro associée à l’histoire et la vraie nature de l’activité. Mais de plus en plus, ils profitent des nouvelles technologies en matière vestimentaire et équipement. Des télémarkeurs high tech ? Oui, de plus en plus, pour le grand plaisir des observateurs…

Également associé à cette belle discipline, la liberté, la fusion avec la nature, la grande convivialité, l’esprit de franche camaraderie et parfois la compétition amicale.

  L'équipement
 
  Les bottes
 
 
 
 
  Il s'agit d'une des pièces de l'équipement qui a connu le plus d'évolution au cours des dernières années. La traditionnelle botte de cuir a laissé place aux matériaux synthétiques (plastique, carbone, ...) afin d'offrir plus de rigidité et de contrôle. Cependant, les bottes de cuir ont encore leur place sur le marché, particulièrement pour les adeptes du ski hors piste. Toutefois, la plupart des skieurs en centre alpin vont opter pour ces nouvelles matières.
  Les skis
 
 
 
 
  Les skis de télémark sont similaires à ceux utilisés en ski alpin. La principale différence se retrouve au niveau de la structure du ski qui n'est pas la même au niveau du talon chez certains fabricants. Les grandes compagnies persistent à produire une gamme de skis pour le secteur alpin et une autre gamme pour le secteur télémark.
  Les fixations
 
 
 
 
  La fixation constitue un des éléments clés de l'équipement de télémark. Elle diffère de la fixation de ski alpin en ne retenant la chaussure au ski que par l’avant. Ainsi, la fixation permet au talon de quitter le ski.
Force est d'admettre qu'encore aujourd'hui, presque toutes les fixations offertes sur le marché n'offrent pas de mécanisme de sécurité de type amovible comme en alpin. Il existe des mécanismes qui offrent ce niveau de sécurité. Il s'agit d'une composante qu'on achète séparément en plus de la fixation traditionnelle.
  La fixation amovible
 
 
 
 
  Récemment apparues sur le marché et maintenant disponibles à peu près partout, les plaques qui permettent à la fixation de se détacher du ski (communément appelées "release plate") sont devenues la norme en matière de sécurité pour éviter des blessures graves au niveau des chevilles et des genoux. Quoique encore assez coûteuses (mais incomparable au "prix" d’un genou) ce dispositif est sur le point d’être obligatoire en course au Québec. Il l’est déjà sur le circuit canadien et mondial. Avec l’avènement des bottes rigides et des skis performants, celui ou celle qui tentera d’épargner en omettant de se procurer un dispositif de relâchement en subira tôt ou tard les conséquences, qui peuvent être très fâcheuses. Pourriez-vous vous imaginer descendre à pleine vitesse en ski alpin, totalement pris sur vos skis ? Si la réponse est non, pourquoi le feriez-vous en télémark ?
  Le Casque
 
 
 
  Le port du casque est obligatoire dans toutes les courses sanctionnées par Télémark Québec et ses clubs affiliés. Élément indispensable, le casque devrait être porté en tout temps, autant par les enfants que par les adultes. On connaît tous le fameux slogan : "…à vélo sans casque, es-tu tombé sur la tête". Nous savons par ailleurs que la vitesse atteinte en ski et en télémark s’apparente beaucoup à celle du vélo, que le trafic sur les pentes et les risques de collisions est supérieur à ceux rencontrés sur les pistes cyclables et que les arbres sont sans contredit beaucoup plus présents sur les montagnes de ski. Tirez-en vos propres conclusions. Et n’oubliez pas…Le casque est à la mode, alors pourquoi s’en passer ?
  Les bâtons
 
 
 
  Les bâtons de ski alpin peuvent très bien être utilisés pour pratiquer le télémark. On les choisit légèrement plus courts que pour le ski alpin. Votre position de virage fait en sorte que vous êtes beaucoup plus près du sol qu'en alpin. Par contre, en ascension on souhaite les avoir plus longs. C'est pourquoi on retrouve des bâtons ajustables sur le marché afin de satisfaire toutes les conditions.

  Les Compétitions!
 
  Circuit de compétitions
 
 
 
 
 

Le télémark est un sport individuel dans lequel l'esprit de compétition n'est pas la principale valeur. Toutefois certains adeptes de télémark apprécient se mesurer les uns aux autres en participant à une course. Ceci contribue à stimuler certains skieurs dans la pratique de leur sport. Il existe un circuit de la coupe du monde en télémark dont les activités ont surtout lieu en Europe.

Au Québec, il existe un circuit de compétition organisé par Télémark Québec. Le circuit est composé d'environ 8 compétitions par année. Nous vous invitons à consulter les dates de compétitions dans la rubrique Calendrier

  Types de compétitions
 
 
 
 
  Les compétitions de télémark ressemblent étrangement à celles du ski alpin. Le principe est de franchir une distance présentant des difficultés variées dans un minimum de temps. La particularité des compétitions de télémark se situe au niveau des pénalités imposées par des juges qui observent, tout au long du parcours, des paramètres au niveau de la technique du skieur et des éléments mesurés, comme par exemple la distance d'un saut.

On retrouve essentiellement 3 types de compétitions en télémark:

  • Le slalom géant: Ce type de compétition s'apparente beaucoup au slalom géant alpin. Le skieur a un certain nombre de portes à franchir. Les juges vont évaluer le style du skieur et s'assurer que le skieur procède à un virage de type télémark à chaque porte. Sinon, la pénalité standard est d' une seconde par faute. Certains GS demandent l'exécution d'un saut. Dans pareil cas, la distance et la réception en position télémark seront évaluées

  • La Classique: Ce type de compétition est celle où les qualités athlétiques du skieur sont vraiment mises en valeur à cause de la variété des éléments à franchir. On y retrouve une portion de slalom géant entrecoupée de quelques sauts dont la distance et la réception en position télémark sont évaluées. De plus, une remontée dans la pente et une série de "camel bumps" viennent compléter le tableau.

  • Le sprint classique: Il s'agit essentiellement d'une compétition de type classique dont la distance est plus petite.

  • Et les autres: Bien entendu, l'arrivée du New school a eu un impact sur la pratique du télémark. Ainsi, il n'est pas rare d'assister à des compétitions de bosses, "big air" ou encore de duel en slalom.

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